🎤 Organiser une conférence climat en entreprise : format, effets, tarif

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Auteur

Maximilien Petitgenet

Temps de lecture

8 Minutes

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Maximilien Petitgenet

Fondateur

Une conférence climat en entreprise est une intervention collective qui expose à un auditoire professionnel les causes et les conséquences du dérèglement climatique, puis relie ces enjeux aux réalités opérationnelles de son organisation. Son objet est de créer un socle de compréhension commun, rapidement et à grande échelle, avant ou pendant une démarche de transition. Cet article détaille le format que nous animons, ce qu'il produit, ce qu'il coûte et ce qu'il faut organiser autour.

À quoi sert réellement une conférence climat Une conférence ne décarbone rien par elle-même. Elle règle trois problèmes précis qui, sans elle, ralentissent tout le reste. Le premier est le niveau de départ hétérogène. Dans une même entreprise coexistent des personnes qui suivent le sujet depuis des années, d'autres qui n'en ont qu'une image médiatique, et une majorité qui a des convictions sans les avoir jamais confrontées à un ordre de grandeur. Travailler sur un plan d'action avec ces trois publics, sans les avoir mis au même niveau, revient à discuter d'un budget sans avoir partagé les comptes. Le deuxième est la vitesse. Un atelier collaboratif approfondi fonctionne très bien sur quinze à vingt personnes. Pour toucher plusieurs centaines de collaborateurs en une matinée, le format conférence reste le seul outil qui tient la charge. Le troisième est le mandat. Une démarche climat portée par un responsable RSE isolé s'essouffle. Quand la direction ouvre publiquement le sujet devant l'ensemble des équipes, elle donne un mandat visible à celles et ceux qui vont porter le travail ensuite. Le format : trois temps, 1h30 à 1h45 L'intervention standard dure de 1h30 à 1h45 et s'adapte de 1h à 3h selon le créneau disponible. Elle accueille des auditoires allant jusqu'à 400 personnes. Elle se déroule en trois temps. 1. Se situer L'entrée en matière est un quiz interactif auquel l'auditoire répond en direct. L'effet recherché est simple : les participants se trompent souvent, le constatent immédiatement, et découvrent que le sujet est plus complexe que ce qu'ils en pensaient. Ce moment fait tomber en quelques minutes la posture « je connais déjà », qui est le principal obstacle à l'écoute sur ce thème. 2. Lucidité Le deuxième temps expose les causes et les conséquences du dérèglement climatique, en s'appuyant sur les données scientifiques et les rapports du GIEC. Le parti pris est de chercher l'émotion juste plutôt que la culpabilisation. La différence est nette dans la salle : un auditoire culpabilisé se ferme et cherche des contre-arguments, un auditoire concerné pose des questions. 3. Courage Le troisième temps porte sur les solutions et sur le pouvoir d'agir. Il relie les enjeux globaux aux réalités opérationnelles de l'organisation : ses métiers, ses contraintes, ses marges de manœuvre réelles. C'est ce qui distingue une conférence d'entreprise d'une conférence grand public. Le contenu est adapté au secteur du client en amont, via des entretiens de préparation. Les exemples doivent parler du métier des personnes présentes, sinon le troisième temps reste théorique. Pourquoi l'émotion est un levier pédagogique L'objection revient régulièrement en préparation : jouer sur l'émotion, ne serait-ce pas de la manipulation ? La réponse tient dans un constat historique. Cela fait environ cinquante ans que la communauté scientifique documente et alerte sur le réchauffement climatique, avec un consensus qui s'est renforcé à chaque rapport. Ces alertes, purement factuelles, n'ont pas suffi à déclencher l'action à la hauteur du problème. L'information seule ne produit pas de décision. Un dirigeant qui connaît parfaitement les chiffres peut très bien ne rien changer à son plan d'investissement. Ce qui déclenche un arbitrage, c'est le moment où le sujet cesse d'être une abstraction pour devenir quelque chose qui concerne son site, ses équipes, sa chaîne d'approvisionnement. Chercher l'émotion juste consiste à créer ce moment sans forcer le trait, entre deux écueils symétriques : l'exposé neutre qui glisse sur l'auditoire, et le registre catastrophiste qui provoque un rejet défensif. Le curseur se règle en préparation, en fonction du public et du contexte.
Embarquer les sceptiques sans les braquer Dans un auditoire d'entreprise, il y a presque toujours des personnes réticentes. Quelques dynamiques reviennent : la crainte pour son métier quand celui-ci est exposé à la transition, l'agacement face à ce qui est perçu comme une injonction morale, et le doute alimenté par des affirmations contradictoires trouvées en ligne. Trois choses fonctionnent en pratique. Ouvrir par le quiz plutôt que par un exposé. Une personne qui découvre elle-même qu'elle s'est trompée sur un ordre de grandeur est nettement plus disponible qu'une personne à qui on l'affirme. Assumer les incertitudes réelles et les distinguer de ce qui est établi. Prétendre que tout est certain fragilise l'ensemble du propos dès la première question précise. Les rapports du GIEC eux-mêmes assortissent leurs conclusions de niveaux de confiance. Laisser de côté les choix individuels des participants. Le sujet de la conférence est l'organisation et ses leviers, ce qui rend aussi le format compatible avec un public de dirigeants. Quand la programmer Quatre moments reviennent le plus souvent. Un séminaire ou une convention annuelle, quand l'entreprise réunit déjà tout le monde. Le coût d'opportunité est faible et la jauge est maximale. Le lancement d'une démarche RSE ou d'un bilan carbone. La conférence sert alors de coup d'envoi et prépare la collecte de données : les personnes sollicitées ensuite comprennent à quoi servent les informations qu'on leur demande. Un comité de direction ou un conseil de surveillance, dans un format court. Nous proposons pour cela un keynote de 45 minutes suivi de questions-réponses, assorti d'une synthèse écrite de deux pages. Ce format vise la décision plutôt que la sensibilisation large. Une journée dédiée, quand l'entreprise veut aller plus loin qu'une intervention. La variante séminaire combine un « Burger Quiz du Climat » d'une heure — un jeu collaboratif en équipes, inspiré du format télévisé, avec des questions scientifiques et quelques clins d'œil humoristiques — et une conférence-émotion interactive de trois heures nourrie des données et des projets du client. Tarifs et ce qui est inclus Format — Durée — Tarif Conférence interactive — 1h30 à 1h45, adaptable de 1h à 3h — 2 750 € HT Journée séminaire (Burger Quiz + conférence 3h) — 1 journée — 3 200 € HT Keynote comité de direction — 45 min + questions-réponses — Sur demande Le tarif de la conférence est demandé sans acompte. Il couvre les entretiens d'adaptation du contenu, l'intervention, le déplacement, la mise à disposition des slides aux participants et le débrief des scores de satisfaction. Il ne couvre pas la salle ni la restauration. Les frais de déplacement sont facturés au réel, sur une base train seconde classe et hôtel de catégorie économique. La cohérence est assumée : intervenir sur le climat en arrivant en avion pour une conférence de 90 minutes poserait un problème de crédibilité que l'auditoire relèverait, à juste titre. Les autres prestations d'accompagnement figurent sur la page offres.
Ce qu'il faut prévoir côté organisation Quelques points matériels conditionnent le déroulement. • Le créneau. Un début de matinée ou d'après-midi fonctionne mieux qu'une fin de journée, où l'attention chute au moment précis où l'on aborde les solutions. • La salle et le son. Au-delà de 150 personnes, une sonorisation et un micro sans fil deviennent indispensables, y compris pour les questions. • La connexion réseau. Le quiz interactif suppose que les participants puissent répondre depuis leur téléphone. Un wifi invité saturé dégrade le premier temps de la conférence. • La présence de la direction. Une prise de parole de deux minutes en ouverture par un membre du comité de direction change la lecture que fait l'auditoire de l'intervention. • Les entretiens de préparation. Ils demandent un peu de temps à une ou deux personnes en amont, et déterminent la pertinence des exemples sectoriels. À la fin de l'intervention, un QR code permet à chacun de télécharger le support en PDF. Une enquête de satisfaction est diffusée puis livrée avec ses verbatims, ce qui donne à l'entreprise une lecture précise de la réception du sujet en interne. Sur cette prestation, plus de 800 participants ont été évalués, pour une note moyenne de 9,1/10. À l'échelle de l'ensemble de nos activités de formation et de sensibilisation, plus de 2 600 évaluations donnent une moyenne de 9,2/10. Le lendemain : éviter que ça retombe Une conférence réussie ouvre une fenêtre courte, de l'ordre de quelques semaines, pendant laquelle les équipes sont disponibles sur le sujet. Passé ce délai, l'effet se dissipe. Trois suites permettent de tenir cette fenêtre. Annoncer la suite pendant l'intervention. Une conférence qui se termine sans qu'aucune étape ultérieure ne soit mentionnée est reçue comme une parenthèse. Même une échéance vague — un bilan carbone lancé au trimestre suivant, un groupe de travail à constituer — change la nature de ce qui vient d'être dit. Ouvrir un canal de contribution immédiat. Les idées les plus opérationnelles remontent dans les jours qui suivent, de la part de personnes qui connaissent leur poste mieux que quiconque. Enchaîner sur une démarche mesurable. Le prolongement le plus fréquent est un bilan carbone, qui transforme l'adhésion en données puis en plan d'action. Des exemples figurent sur la page cas clients.

Questions fréquentes

Combien de personnes peut-on réunir pour une conférence climat ? Le format accueille des auditoires allant jusqu'à 400 personnes. Au-delà de 150 participants, une sonorisation et un micro sans fil sont nécessaires pour maintenir l'interactivité, notamment lors du quiz d'ouverture et des questions. Pour des effectifs plus importants, plusieurs sessions successives sont préférables à une jauge dégradée. Faut-il un niveau de connaissance préalable dans l'auditoire ? Non. Le premier temps de la conférence sert précisément à recaler tout le monde sur un socle commun, quels que soient les points de départ. Le format fonctionne avec des publics mixtes réunissant direction, fonctions support et opérationnels. Quelle différence avec une Fresque du Climat ? Une Fresque du Climat est un atelier collaboratif en petit groupe, où les participants reconstruisent eux-mêmes les liens de cause à effet. La conférence vise un autre objectif : toucher un effectif large en une seule séance et relier les enjeux aux réalités de l'organisation. Les deux formats se complètent plus qu'ils ne se concurrencent. Qui intervient et sur quelles bases scientifiques ? Plusieurs de nos consultants animent ce format, tous formés aux enjeux climatiques et rompus à la prise de parole devant de grands auditoires. L'intervenant est désigné en fonction de votre secteur, de la date et du lieu. Le contenu s'appuie sur les rapports du GIEC et sur les données publiques de référence, adaptées à votre activité lors des entretiens de préparation. Si vous cherchez à situer ce format dans votre calendrier — séminaire, convention, lancement de démarche ou comité de direction — écrivez-nous. Un échange court suffit à vérifier que le format et la date correspondent à votre besoin.

Aller plus loin

Ce chapitre est tiré d’un livre.


« Climat : Démêler le vrai du flou ! » passe 20 idées reçues au crible, en 70 infographies. Il est préfacé par François Gemenne, auteur principal pour le GIEC, et édité par Tana Editions (groupe Editis).


Couverture du livre Climat : Démêler le vrai du flou !

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